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Gineta

Introduite probablement au XIIIème siècle par les Zenetes, cavaliers de la tribu berbère des Bénumérines lors de la conquête arabe dans la péninsule ibérique. Etymologiquement, gineta provient du mot arabe zanâta qui signifie cavalier. Cette équitation d’essence orientale a été définie par le premier écuyer portugais, le roi Dom Duarte en 1434. L’équitation à la gineta s’oppose à l’équitation à la brida qui était pratiquée dans le nord de l’Europe par les chevaliers chrétiens. Monter à la gineta consiste à monter à cheval avec des étriers chaussés courts.

Quels exercices pratiquaient les cavaliers de l’équitation gineta ? Selon le roi portugais, la gineta s’employait dans la chasse aux gros gibiers comme l’ours, le taureau ou le sanglier. C’est une équitation multi-fonctionnelle : une équitation cynégétique, une équitation militaire, une équitation ludique et une équitation acrobatique. La description la plus élaborée des exercices équestres à la genette est celle de Antonio Galvam de Andrade qui a écrit un traité d’une grande originalité sur l’équitation portugaise à la fin de la Renaissance. Ayant une approche essentiellement éthologique de l’équitation, cet écuyer portugais définie cinq exercices élémentaires : le ramassage du foulard au galop, le poirier à cheval au galop, la monte en équilibre sur deux chevaux (exercice ressemblant à la poste hongroise), l’un des deux étant monté par un autre cavalier, monter sur le cheval au galop, basculer le long de sa monture sans descendre de selle.

L’équitation gineta est l’ancêtre de l’équitation tauromachique. Cette équitation était enseignée dans des écoles. La plus connue étant celle de Galvam de Andrade à Vila Viçosa. Les chevaux avaient un harnachement spécifique : selle et mors à la gineta.Les cavaliers de l’équitation à la gineta étaient des amateurs de jeux équestres. Ils pratiquaient le jeu des cannes. Ils simulaient aussi des escarmouches avec des boucliers et des lances de type mauresques.