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Le Parc archéologique de la vallée du Côa.

Lucie Seuret, 19 octobre 2020.

Des montagnes du Nord-Est du Portugal émane une sensation très particulière. Des rangées de vignes, marques ordonnées de la civilisation humaine, se détachent sur une nature rocailleuse, brute et sauvage, pure. C’est dans cet environnement où l’humain et la nature se marient que se trouve Le Parc Archéologique de la Vallée du Côa. Le plus grand ensemble d’art rupestre paléolithique de la péninsule ibérique.

Sur des roches éparpillées, nos ancêtres ont laissé leurs marques gravées en l’une des plus anciennes forme d’expression que l’Homme ait utilisé.

Ces gravures, réalisées il y a entre 25 000 et 10 000 ans, ont été intaillées selon plusieurs technique. La plus ancienne, le piquetage, qui s’obtient en martelant la surface de la roche, est la plus facilement visible : elle donne un trait large, profond. L’incision fine, plus récente, est aussi plus distinctive de la vallée, elle laisse un faisceau de traits fins en un style artistique plus délicat mais aussi moins facilement visible sur la pierre.

Inspirés par la nature brute qui a persisté jusqu’à nos jours, nos ancêtres y ont représenté essentiellement des animaux, herbivores, qui vivaient dans la région : chevaux, aurochs, cerfs, bouquetins, … Allant même jusqu’à suggérer le mouvement en figurant, par exemple, la tête d’un cheval dans trois positions distinctes reliées au même corps.

Ces petits chevaux, gravés dans les roches des montagnes, ne sont pas sans rappeler ceux qui persistent à vivre encore aujourd’hui dans ces paysages escarpés. Les garranos seraient-ils les descendants directs de ces chevaux sauvages qui fascinaient nos ancêtres au point de les graver dans l’histoire ?

Photographies ©Lucie Seuret

Pour plus d’informations sur le parc : https://arte-coa.pt/

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