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Le maître écuyer Michel Henriquet a rejoint le panthéon des Grands écuyers

Écuyer, écrivain et poète, Michel Henriquet nous a quitté dans la nuit du 7 décembre 2014, à l’âge de 91 ans. Il nous laisse une oeuvre magistrale: des traités d’équitation, des réflexions, des correspondances ainsi que de nombreux chevaux dressés aux airs d’école. Sa doctrine équestre s’inscrit dans la pensée équestre classique de tradition française; il restait néanmoins ouvert aux autres traditions européennes et notamment portugaise.

L’Institut du cheval et de l’équitation portugaise lui a rendu hommage pour le travail de valorisation du patrimoine équestre lusitanien, il fut l’élève de Nuno Oliveira, le fondateur de l’association française du cheval lusitanien et l’École Portugaise lui a remis le titre de maître écuyer d’équitation portugaise, reconnaissance dont il était très fier.

Son dernier discours public au Consulat du Portugal le 26 novembre 2014 était émouvant: pendant plus de 45 minutes il a évoqué avec passion les relations équestres entre la France et le Portugal, sa rencontre avec le Maître Nuno Oliveira, la découverte du cheval lusitanien, ses difficultés à promouvoir la belle équitation de légèreté de tradition française. Avec un esprit vif et précis, il a lui-même rendu hommage à tous ses collègues écuyers français, portugais et européens.
Il a toujours su nous éclairer sur les détails de la fine équitation, toujours encouragé nos initiatives depuis plus de 20 ans: ses correspondances étaient encourageantes, ses préfaces et ses critiques étaient éclairantes.

Nous avons eu l’honneur de le recevoir à la soutenance de notre thèse de doctorat en 2002 à la Sorbonne. Toujours à la recherche de la perfection, ses critiques étaient parfois difficiles à accepter, mais elles étaient le produit d’une véritable exploration intellectuelle de l’essence de la belle équitation. Tout le monde équestre lusitanien est fier de lui avoir rendu un hommage mérité, son oeuvre équestre restera dans l’histoire de l’équitation de tradition française et portugaise.

Nous espérons qu’il pourra poursuivre ses débats enflammés avec ses prestigieux collègues écuyers de La Guérinière en passant par Baucher et Oliveira. Quant à ses amis les chevaux qu’il a tant respectés, ils seront très heureux de le recevoir pour poursuivre la quête du centaure.
Nos pensées vont à tout ceux qui lui étaient chers, et avant tout, nous pensons à Catherine, son épouse.
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